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100047320Les premiers effets de la labellisation French Tech se font déjà ressentir! Grâce à sa récente labellisation, Montpellier a su conquérir Computacenter, qui a annoncé lundi dernier son implantation prochaine à Perols.

Montpellier sélectionné parmi neuf autres villes de France

Plusieurs grandes métropoles étaient en compétition à l’instar de Toulouse ou Bordeaux.  Les villes ont été comparées sous 63 critères, de l’infrastructure au transport en passant par la disponibilité en main-d’oeuvre, niveau des compétences, moyens de formation ou encore dynamisme de l’écosystème. Le match a été serré entre Bordeaux et Montpellier, mais c’est finalement Montpellier qui l’a emporté pour sa compétitivité en termes de qualité et de capacité de bassin d’emplois et pour la vitalité de la filière informatique et numérique locale. Le label French Tech a aussi joué en faveur de Montpellier. De plus, Computacenter estime que les profils recherchés sont plus nombreux à Montpellier qu’ailleurs. 300 emplois pourraient ainsi être créés, avec l’ambition pour la société britannique de compter 500 salariés à terme.

Autre critère déterminant pour Computacenter,  « le soutien apporté par les équipes de l’Agglomération, puis de la Métropole de Montpellier, ainsi que celui du conseil régional du Languedoc-Roussillon, et d’Invest Sud de France« , précise Arnaud Lépinois le directeur des Managed Services de Computacenter France et directeur du nouveau site de Montpellier.

Soutien financier

L’installation de la société a été soutenue financièrement par l’État qui a octroyé une aide de 900 000€, une Prime d’aménagement du territoire. Le conseil régional et la Métropole ont eux, attribués, chacun, une aide de 250 000€. Un investissement qui devrait porter ses fruits en terme d’impact économique du projet, qui représentera pour les 300 emplois créés, une masse salariale de 11M€, soit huit fois le montant des aides attribuées. Computacenter investira près de 22M€ sur trois ans, masse salariale et donc embauches comprises.

Pour comparaison, le développement de Dell à Montpellier, implanté il y a 20 ans et qui emploie près de 1000 personnes aujourd’hui Preuve que les aides sont un réel retour sur investissement une fois l’entreprise implantée.

À la fin de l’année 2015, Computacenter emploiera déjà 130 personnes dans son nouveau centre, inauguré courant avril.

 

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La FrenchTech a soufflé jeudi 29 janvier, son premier anniversaire en grande pompe en présence d’un millier de personnes. Cette mobilisation, preuve de la mobilisation des écosystèmes numériques français, est la preuve qu’il est en train de se passer quelque chose en France. Si 2014 était l’année de la version Bêta, la FrenchTech passe maintenant en production et accélère son développement.


« Que de chemin parcouru par la French Tech en un an ! 2015 doit être l’année de l’approfondissement et de l’accélération. Approfondissement de l’écosystème, pour ouvrir la French Tech vers l’extérieur, vers l’international, vers les grandes entreprises. Et accélération des dispositifs de financement, pour ne pas se contenter de faire naître des startups mais les accompagner tout au long de leur croissance : parmi elles figurent, j’en suis sûr, les pépites du CAC 40 de demain ! », a déclaré Emmanuel Macron.

Un développement à l’international qui s’appuie sur 3 piliers

Le succès de la délégation française au CES y est certainement pour beaucoup, mais il faut le dire, la FrenchTech devient bien plus qu’une simple Mission ministérielle. David Monteau et son équipe (Clara Delétraz, Marie Gallas-Amblard et Antoine Msika) ont eu à coeur tout au long de l’année 2014, d’installer des fondations solides pour faire en sorte que l’année 2015 soit l’année du décollage. A ce titre, 266 bourses FrenchTech ont été attribuées au cours des 12 derniers mois.

Après une phase d’amorçage qui semble en passe de se clôturer, la FrenchTech a dévoilé il y a quelques jours, les 3 piliers de l’année 2015 : les FrenchTech Hubs (l’équivalent des métropoles FrenchTech, mais à l’international), les Plateformes d’attractivité internationale de la FrenchTech (15 millions d’euros pour financer les initiatives privées permettant de faire rayonner la France à l’international) et les FrenchTech Tickets (un package pour  attirer en France de jeunes entrepreneurs internationaux en leur fournissant un titre de séjour, une bourse individuelle, un hébergement dans un lieu d’innovation et un accompagnement personnalisé etc).

 

French Tech Montpellier

Les 12 derniers mois ont été fastes pour l’écosystème startup français, et si nous faisions un point…


La marque FrenchTech se fait un nom

Lancée fin 2013, la FrenchTech (anciennement « Quartiers Numériques ») a pris de la hauteur au cours de l’année 2014, notamment par le biais d’actions nationales et internationales. Elle a su fédérer les métropoles françaises autour d’une même bannière et d’un projet commun : faire de la France le plus grands accélérateurs de startups. C’est finalement Lille, Lyon, Grenoble, Aix-Marseille, Montpellier, Toulouse, Bordeaux, Nantes et Rennes ont été les 9 premières villes françaises (sur 15 villes candidates) à obtenir le label tant convoité après plusieurs mois d’audit. Au-delà d’une aide au financement des accélérateurs, il est également prévu de réserver un espace de 800 m2 au coeur du bâtiment « 1000 Startups » de la Halle Freyssinet. Un lieu qui veut servir de point de ralliement pour renforcer les liens entre Paris et la province.

La FrenchTech s’est aussi distinguée au niveau international, lors de la Conférence French Touch qui s’est déroulée en juin 2014 à New-York. Une prochaine édition est déjà prévue pour 2015 (24 et 25 juin), avec le soutien d’Axa. Si cette conférence est une première pour les équipes de David Monteau (directeur de la mission), la bannière FrenchTech a très largement été reprise lors des grandes conférences françaises comme au Web2day de Nantes, la Melée Numérique de Toulouse et au Blend Web Mix de Lyon.

Si la mayonnaise a si bien prise, c’est avant tout grâce à l’omniprésence et la médiatisation des actions entreprises par Axelle Lemaire, Secrétaire d’Etat au Numérique, qui multiplie les prises de paroles lors d’événement de grandes envergures, aux côtés d’Emmanuel Macron, Ministre de l’Economie. Ils seront d’ailleurs présents à l’édition 2015 du CES (Consumer Electronic Show) de Las Vegas du 6 au 9 janvier, avec pas moins de 120 entreprises françaises (hausse de 33% par rapport à 2014).

Les champions français se distinguent à l’international

Paris (et la France) revient sur le devant de la scène Tech au niveau mondial. Les grands champions de l’économie numérique de demain seront sans doute français et c’est une satisfaction qui a justement fait l’objet d’une étude – approfondie par Martin Mignot (Index Ventures) et Alice Zagury (CEO de TheFamily) – baptisée Paris Tech Guide. L’introduction en bourse de Criteo semble être une date clé marquant le renouveau de la scène Tech française. Parmi les grandes réussites de cette année 2014, il est intéressant de relever la levée de fonds de 100 millions de dollars par Blablacar, celle de Dashlane (22 millions de dollars) ou encore celle de Menlook (23 millions d’euros).

Les startups françaises sont dans les starting-blocks et il semble évident que de futures pépites technologiques vont exploser en 2015. Open-Source, FinTech, Saas ou encore AdTech, les jeunes entreprises innovantes françaises se développent depuis la France, avant de s’exposer au monde entier en intégrant des structures d’accompagnement comme TechStars ou encore Y Combinator. Les fonds d’investissement sont aussi un des facteurs de réussite de certaines jeunes pousses. Les différentes opérations de financement menée par ces établissements – dont Index Ventures, Kima Ventures, Alven Partners, Xange, ISAI, 360 Capital Partners, Iris Capital, Ventech, Partech Ventures, Elaia, CapHorn Invest ou encore Serena Capital – contribuent au rayonnement de la France au niveau international.

L’explosion des incubateurs corporate

En 2013, la rédaction de Maddyness pointait le fait que les grands groupes du CAC 40 ou SBF 120, s’intéressaient de plus en plus aux startups françaises. Cette tendance a été largement confirmée en 2014, avec l’ouverture de nombreux incubateurs / accélérateurs / Lab corporate : Axa, La Poste, Amaury, GeneraliAirbus, HP, GDF Suez ou encore Vinci Autoroutes. Ces incubateurs ancrent leur positionnement autour des thématiques propres à leurs métiers, pour préparer et anticiper le passage au numérique. Par exemple, Allianz va ouvrir les portes d’un incubateur dédié au Big Data en 2015, pour s’investir aux côtés des entrepreneurs et soutenir la croissance générée par le big data.

D’autres grands comptes n’hésitent pas à nouer des accords de partenariats avec des structures locales déjà existantes pour confirmer leur intérêt et tisser d’éventuelles opportunités commerciales. C’est le cas de Cisco, qui s’est rapproché de SenseCube pour lancer un défi répondant aux enjeux de l’internet des objets. De son côté, le Crédit Agricole a frappé un grand coup en lançant Le Village, un espace de 4 500 m2 au coeur de Paris inauguré fin octobre.

« Tout le monde a peur de se faire Uberiser »

Cette phrase, prononcée récemment par Maurice Levy, PDG de Publicis, a l’avantage d’expliquer clairement la crainte réelle des entreprises dominantes. L’explosion des services de Consommation Collaborative, des Objets Connectés et du Big Data ne semble pas rassurer certaines professions. Plusieurs cas ont été largement médiatisés en 2014, notamment celui de la startup Ornikar, qui se heurte depuis plusieurs mois déjà, à la profession réglementée des auto-écoles. Alors que les VTC ne semblent toujours pas trouver de compromis durable face à la colère des chauffeurs de taxis, la startup française 1001Pharmacies a été obligée de suspendre son service de livraison de médicaments à domicile en moins de 24H lancé en avril dernier en région parisienne, suite à la plainte déposée par le CNOP.

Alors que la presse économique (Les Echos, La Tribune ou encore Challenges) tentent d’inscrire l’économie numérique au coeur de leur ligne éditoriale, les chaines de télévision comme M6 ou TF1 testent d’autres pistes de monétisation à long-terme, comme le Media For Equity, comme dans le cas de la startup Sejourning, récemment revendue à eLoue. Sur ce modèle, le « X for Equity » est en train d’être adopté par d’autres professions, comme par exemple les grandes SSII à propos de l’IT for Equity.

Startups et Emploi

Le monde du travail traverse également une période de transformation, avec l’adoption grandissante de nouveaux usages liés à la mobilité. Le travail à distance ne cesse de se démocratiser au sein des grandes entreprises et le coworking apparaît comme une norme pour les jeunes entreprises et les travailleurs indépendants. Le numérique impacte aussi les activités traditionnelles et de nouveaux métiers sont en train d’émerger. Un art de vivre qui a inspiré les projets Startup Villa et The Blue House.

Bruno Marchal Montpellier management innovation form’impact équitation éthologique

http://www.maddyness.com